Gianluca Meregalli Paris2024

Paris 2024 : le badge “J’ai fait les Jeux” pour reconnaitre les compétences des volontaires

Délivré à l’ensemble des Volontaires Paris 2024, cet open badge valorise leur engagement dans l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

Une première qui ouvre de manière inédite la voie à la reconnaissance des compétences développées par des bénévoles durant leurs missions. En effet, ces badges sont visibles dans le passeport de compétences*.  Cet open badge est un héritage des Jeux, laissé notamment au mouvement sportif pour pouvoir le transformer, l’élaborer et le re-utiliser dans le futur pour les futurs volontaires et bénévoles dans le cas d’événements sportifs nationaux et internationaux.
 
* Le Passeport de compétences est un service intégré à Mon Compte Formation, mandaté par le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités. Développé par la Caisse des Dépôts, il est actuellement en version beta.

Transcription

Speaker:
Gianluca Meregalli
Global Corporate Talent Development & Learning Manager
Manager projets compétences Workforce , Paris 2024

Pouvez-vous vous présenter ?

Gianluca Meregalli: Bonjour à toutes et à tous Je suis Gianluca Meregalli Je suis responsable des projets formation, innovation et développement des compétences au sein du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Pourquoi les open badges ?

Gianluca Meregalli: Pourquoi les open badge? Paris 2024 s’était engagé, dans le cadre de la charte sociale, à reconnaître officiellement les compétences développées et mises en oeuvre sur le terrain par la workforce, donc les salariés et les 45 000 volontaires. Au cours de la préparation et du lancement des Jeux Olympiques et Paralympiques, suite à des études menées dans le cadre d’un EDHEC des grands événements sportifs et culturels, on s’est rendu compte que les certifications existant aujourd’hui en France, notamment celles inscrites au RNCP ne correspondaient pas à nos besoins. Tout d’abord parce que elles reconnaissaient des compétences et elles étaient délivrées cette qualification à l’issue d’un parcours de formation et c’était pas notre objectif. Deuxièmement, parce que c’était des certifications limitées au territoire national français et un troisième point le temps nécessaire pour le montage de ce type de certification dépassait le temps à notre disposition pour livrer les Jeux dans l’été 2024 Donc, on s’est penché sur les open badge qu’on a trouvé tout de suite très intéressants pour 3 raisons. La première raison, c’est cette idée d’une image partageable et bien identifiable qu’on aurait pu attribuer à nos salariés et notamment aux volontaires. Deuxièmement, le fait qu’il soit un dispositif numérique et donc digital. Et troisième élément, le fait que l’open badge soit aujourd’hui un dispositif aussi international et pouvait répondre à nos besoins, de reconnaître les compétences aussi de nos collaborateurs et des volontaires étrangers.

Parlez-nous de votre dispositif

Gianluca Meregalli: Notre objectif était très clair : Reconnaître et valoriser officiellement les compétences développées et mises en oeuvre par nos volontaires sur le terrain dans le cadre de leur mission au cours des Jeux de Paris 2024. Donc maintenant, le dispositif Open Badges, ça nous a tout de suite convaincu pour son aspect digital international et de reconnaissance ouverte. On s’est rendu compte très rapidement que on ne pouvait pas le concevoir tout seul et donc on a sollicité toutes les parties prenantes et nos partenaires. D’un côté, les partenaires commerciaux, les partenaires officiels des Jeux comme BPCE, Orange, Sodexo et bien d’autres qui nous ont suivi, le mouvement sportif, donc les Comités Olympiques et Paralympiques nationaux, mais aussi la branche du sport et les et les OPCOs. Et finalement aussi les institutions publiques de l’État comme le Ministère du Sport, le Ministère du Travail, la DGEFP Et en travaillant aussi en étroite collaboration avec la Caisse des Dépôts et France Travail. Ca nous a permis de concevoir un open badge, déterminer sa structure, son architecture. Qu’est ce qu’on voulait reconnaître? De quelle manière ? Par quel process ? Par quel type de validation et validateur ? Et comment l’attribuer ? Le fait de travailler avec toutes ces parties prenantes, Ça nous a permis notamment aussi d’augmenter de manière importante la valeur d’usage de cet open badge Et pour nous, c’était important, ne pas le réduire à simplement à un pins de souvenir de la participation aux Jeux, mais à une réelle reconnaissance, reconnue aussi dans un environnement professionnel et institutionnel. Aujourd’hui, le projet a été mis en place, on a délivré plus de 45 000 badges volontaires Plus de la moitié a été inscrite notamment pour les résidents en France dans le passeport compétences de la Caisse des Dépôts. En parallèle du compte CPF personnel donc ces compétences mises en oeuvre pendant l’expérience volontaire, elles sont reconnues officiellement aujourd’hui par le Ministère des Sports, le Ministère du Travail L’open badge était notamment endossé par tous ses partenaires qui le reconnaissent. Et aujourd’hui on a laissé cet open badge en héritage, notamment au mouvement sportif pour pouvoir le transformer, l’élaborer et le re-utiliser dans le futur pour les futurs volontaires et bénévoles dans le cas d’événements sportifs nationaux et internationaux.

Quel est, selon vous, le badge emblématique de ce projet ?

Gianluca Meregalli: Quel est le badge emblématique de ce projet ? Sûrement de nos 2 open badges : “Manager inclusif” et “J’ai fait les Jeux”, volontaire Paris 2024 c’est sûrement le badge volontaire pour plusieurs raisons. La première raison c’est le travail mené avec tous nos partenaires privés et publics. Deuxièmement c’est le nombre de badges qui ont été délivré : Plus de 35 000, presque 40 000 badges à nos volontaires de toutes les nationalités, de toutes les origines et aussi parce que ces badges étaient côté compétence construit avec France Travail et la Caisse des Dépôts. On a pu aligner les compétences bénévoles et des volontaires avec des compétences professionnelles. Et la force de ces badges c’est sans doute sa valeur d’usage. Puisque aujourd’hui on peut retrouver ces compétences inscrites dans le passeport compétences de la Caisse des Dépôts qui est inscrit notamment dans le texte de loi du code du travail. Et donc, c’est un open badge qui va au-delà du simple dispositif digital et de la simple image mais qui pour nous restera un vrai héritage des Jeux pour nos volontaires et pour nos bénévoles.

Vos conseils pour le succès d’un tel projet ?

Gianluca Meregalli: Quels sont les conseils pour le succès d’un tel projet ? Il faut savoir qu’on a mis presque 6 ans pour planifier, préparer et finalement déployer des Jeux Olympiques et Paralympiques à l’été 2024 et on a mis environ 2 ans pour finaliser et lancer l’open badge volontaire, “J’ai fait les Jeux” Ca veut dire que la 1ère étape importante c’est construire l’équipe projet qui va mener les travaux, des travaux exploratoires, des travaux de test, des travaux d’ingénierie et de finalisation. Un autre élément important c’est la communication, la communication en interne. Quand je dis en interne auprès des parties prenantes et des partenaires qui contribuent à ces projets, mais aussi à préparer la communication externe qui permettra de donner de la visibilité, de la valeur finale à l’open badge et un autre aspect important dans ces projets, comme cité auparavant, c’est le temps de préparation d’ingénierie. Il a fallu de nombreux workshops, mettre tout le monde autour de la table pour discuter, pour brainstormer, pour s’accorder aussi sur les éléments clés qui devaient composer et être intégrés dans cet open badge. Donc ce n’est pas un travail qu’on peut réaliser tout seul dans un coin le badge final. C’est juste le résultat d’un travail bien structuré en amont. Et je dirais aussi que un des partenaires importants dans le cadre de notre démarche a été aussi. la plateforme Open Badge Factory qui nous a accompagné d’un point de vue technique, mais pas seulement. Il nous a conseillé, il nous a aidé à structurer la démarche, à faire attention aussi à quels pouvaient être les pièges et quelles pouvaient être de l’autre côté les astuces à mettre en oeuvre pour faire avancer bien et dans le bon sens le projet. Donc c’est important aussi, de comprendre que ce dispositif qui est Open et ce terme, est très intéressant parce que d’un côté ça donne une liberté, une liberté et une des possibilités presque infinies. De l’autre côté, quand c’est trop open, ça peut manquer de repères et donc on peut s’y perdre. On peut se trouver dans une situation où ne pas savoir où aller et par quels moyens. Donc, structurer le projet, faire intervenir et impliquer et motiver toutes les parties prenantes. Et s’appuyer sur un un organisme et notamment une plateforme qui permet de produire, construire, éditer et attribuer des open badges fiables et de confiance.