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Comment vous êtes-vous préparé(e) à votre rôle de manager de bénévoles, quelle posture avez-vous cherchée à adopter sur le terrain ?
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Je me suis préparé en assistant à la réunion préalable où Quentin nous à communiquer des ressources et outils généraux, sur la posture en tant que Manager. Je ne pense pas que l’on arrive prêt lorsque c’est notre première expérience de manager de bénévoles, je dirai que l’on peut avoir des billes pour résoudre les situations, mais que c’est surtout le jour J que l’on apprend en faisant. Sur place, je n’ai pas cherché à adopter une posture justement, je suis resté moi même comme je l'aurais été si je n’avais pas été référent de bénévoles. J’ai fait confiance aux bénévoles de mon secteur, car pour la plupart ils avaient l’habitude de s’engager sur de tels événements et n’avaient pas toujours besoin qu’on leur dise quoi faire. Ma posture était davantage de m’assurer que tout se passe bien, qu’ils ont ce dont ils ont besoin pour leur mission.
Soyez précis et concis, comme si vous deviez valoriser votre apprentissage auprès d'un recruteur.
Racontez une situation concrète dans laquelle vous avez dû organiser, arbitrer ou réajuster l’action de l’équipe de bénévoles. Qu’avez-vous décidé, et pourquoi ?
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Sur la course de 10 et 20 km le soir, j’avais une zone très large avec des points pré-faits où les signaleurs devaient se poster. J’étais en binôme avec Liv sur ce secteur. Certains points signalés comme importants, où un bénévole devait se poster, n’étaient pas pertinents pour nous par rapport à d’autres points signalés comme mineurs : Dans le sens où les coureurs pouvaient se tromper de chemin ou bien il s’agissait de points de passages très empruntés par les riverains. Nous avons donc ajusté les positions des signaleurs afin que cela soit plus pertinent car sur le terrain, on voit des choses qui ne sont pas vues sur une carte Google Maps.
Comment avez-vous adapté votre communication aux besoins des bénévoles ou de l’organisation partenaire ?
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Le canal utilisé était Whatsapp. Les différents membres de l’organisation étaient donc plutôt accessibles en cas de besoin, et les bénévoles aussi donc. Sinon, j’ai l’habitude d’évoluer avec des interlocuteurs divers dans mon alternance et était donc capable d’adapter mon discours. Par exemple, si les bénévoles avaient déjà beaucoup d’expériences, il n’y a pas besoin d’épiloguer la nature de la mission alors que pour les moins expérimentés, j’expliquais davantage l’enjeu de la mission et comment la mener à bien (notamment sur comment se comporter avec des riverains mécontents, cas de figure que j’ai eu à plusieurs reprises).
Qu’avez-vous appris de cette expérience sur votre manière de manager, et comment cette expérience peut-elle nourrir vos pratiques futures dans d’autres contextes professionnels ?
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Ce que j'ai retenu de cette expérience, c'est qu'un bon manager de terrain n'est pas celui qui applique un plan à la lettre, mais celui qui sait l'ajuster en fonction de ce qu'il observe réellement, comme sur les points de signalisation avec Liv. La carte donne un cadre, mais c'est le terrain qui a le dernier mot. Ça rejoint aussi ce que je disais sur la préparation : on ne devient pas manager en amont, on le devient en réagissant aux imprévus sur place. J'en retiens aussi l'importance de faire confiance à son équipe plutôt que de vouloir tout contrôler. Les bénévoles expérimentés n'avaient pas besoin qu'on leur dise quoi faire, et mon rôle était davantage de sécuriser leurs conditions de mission que de superviser chaque geste. C'est une posture de manager facilitateur plutôt que directif, et je pense que c'est transférable à beaucoup de contextes professionnels, notamment en environnement SaaS B2B où j'évolue, où la relation de confiance avec des interlocuteurs autonomes compte autant que le pilotage. Enfin, savoir adapter sa communication au profil de la personne en face, bénévole aguerri ou débutant, riverain mécontent, c'est une compétence que je retrouve directement dans mes missions en alternance. Cette expérience m'a confirmé que la clé n'est pas d'avoir un discours unique mais de savoir le calibrer selon le niveau d'autonomie et les besoins réels de son interlocuteur.